Il n’y a pas de vie possible sans mouvement. Or, dans nos vies sédentaires, nous sommes confrontés à une carence majeure en mouvement, aux effets délétères prouvés sur la santé physique et mentale. Pratiquer le mouvement conscient, c’est renouer avec le mouvement, en l’associant à une écoute sereine et bienveillante du corps, sans condition de performance. Une combinaison hautement thérapeutique, qui agit favorablement sur le stress et la qualité de présence à soi.
PLAN DE L'ARTICLE
ToggleLe mouvement comme principe du vivant
Il n’y a pas de vie possible sans mouvement. Toute forme de vie est issue du mouvement, se perpétue, s’éteint et se recycle par le mouvement. Tout est soumis à la loi de l’impermanence des choses. L’état de mouvement, tout comme son corollaire, l’état de changement, est un état sain.
« La vie est un mouvement. S’arrêter, c’est mourir un peu. »
P. V. Marchesseau
Les enfants le savent bien, qui le pratiquent naturellement comme outil de découverte, de développement, mais aussi de bien-être : essayez d’imposer une posture statique à un jeune enfant, et observez ce qui se passe…
Stagnation et déséquilibre
À l’inverse, l’état de dépression est un état de stagnation, où notre élan vital est entravé par des blocages émotionnels et mentaux divers et variés, semblables à des plaques d’athérome entravant la bonne circulation du sang dans les artères.
« Le sédentaire qui ne se dépense pas assez sur le plan physique s’encrasse rapidement, s’arthritise, se toxémise et se prépare à des échéances difficiles. »
Dr André Passebecq
Mouvement et potentiel thérapeutique
Si l’absence de mouvement conduit à la maladie et à la mort, le mouvement peut à l’inverse être utilisé comme outil thérapeutique. Des études cliniques ont prouvé que la pratique d’une activité physique régulière était plus efficace que les médicaments et autres approches conventionnelles dans le traitement de la dépression, avec aussi moins de risques de rechute sur le long terme.
Ces résultats sont sans surprise : quiconque a déjà pratiqué un sport aura fait l’expérience de la sensation de bien-être et de plénitude procurée par la sécrétion d’endorphines induite par l’activité physique. Qui a besoin de médicaments à base d’hormones de synthèse aux effets secondaires délétères quand nous pouvons produire nous-mêmes des hormones euphorisantes simplement en honorant notre besoin vital de mouvement ?
Sédentarité et conditionnement
Nos modes de vie sédentaires par définition contre nature, sont forgés par un système éducatif nous ayant conditionnés à réprimer notre besoin inné de mouvement dès la petite enfance, érigeant en modèle l’enfant « sage » qui ne bouge que lorsqu’il y est autorisé, punissant et qualifiant de « trouble du comportement » la difficulté éprouvée par beaucoup à rester assis et immobiles chaque jour pendant de longues heures.
Malheureusement, pour beaucoup d’entre nous, la pratique d’une activité physique s’inscrit dans la continuité de cette négation de notre nature propre, n’ayant parfois d’autre but que celui de lutter contre le corps, perçu comme trop faible, dysfonctionnel ou disgracieux, et qui nécessiterait donc qu’on lui impose une discipline sévère en vue de le contrôler. Cette approche basée sur la non-acceptation de soi ne fait que nourrir et consolider des blocages mentaux et émotionnels incompatibles avec la libre circulation énergétique nécessaire à la guérison.
Mouvement conscient et écoute du corps
À l’inverse, le mouvement conscient est une pratique associant l’activité physique à la conscience de la respiration, elle-même thérapeutique, et à une attention toute particulière aux sensations corporelles spécifiques à chaque personne et à chaque instant.
Pratiquer le mouvement conscient, c’est associer le mouvement à l’écoute sereine et bienveillante du corps, de ses besoins et de ses limites. Une combinaison hautement thérapeutique, où l’écoute de soi est en elle-même source de bien-être, sans condition de performance ni de résultat.
« Quand nous mettons de l’énergie à vraiment faire l’expérience de notre corps et refusons d’être pris dans la strate de pensées-jugements à son sujet, toute la vision que nous en avons et que nous avons de nous-mêmes peut changer du tout au tout. »
Dr Jon Kabat-Zinn
Pour aller plus loin…
Le mouvement conscient est l’un des 10 piliers de la démarche Ralentir pour mieux avancer, une approche de santé holistique qui relie santé physique, mentale, émotionnelle et sociétale. Découvrez comment renforcer l’ensemble de ces 10 piliers pour incarner le nouveau paradigme !