Déconditionnement mental : sortir de l’auto-sabotage

Pour être en bonne santé, il importe que les pensées dont nous nourrissons notre esprit à longueur de journée soient aussi saines que les aliments avec lesquels nous remplissons notre estomac. Cela implique un travail de déconstruction de nos schémas mentaux auto-limitants et du conditionnement sociétal.

Déconditionnement mental

Notre système de croyances à l’origine de l’auto-sabotage

Pour faire l’expérience du bien-être, manger des aliments sains ne suffit pas. Encore faut-il que les pensées dont nous nourrissons notre esprit à longueur de journée soient aussi saines que les aliments avec lesquels nous remplissons notre estomac !

L’opinion que nous avons de nous-mêmes, des autres, et la façon dont nous percevons le monde ne sont que l’écho de notre système de croyances.

Ce système de croyances se construit durant l’enfance, directement hérité du contexte familial et sociétal dans lequel nous évoluons, et de la succession des expériences vécues propres à chaque individu. Ce contexte et ces expériences vont contribuer à renforcer certains schémas neuronaux, et à en éliminer d’autres.

À l’issue de la période de formation de notre cerveau, notre système de croyances ainsi façonné aura tendance à nous maintenir dans des comportements et des schémas de pensée figés, répétitifs et auto-renforçants.

Dans ce fonctionnement, une grande partie de nos pensées sont des pensées automatiques : jugements instantanés, anticipations négatives, scénarios de limitation ou auto-critiques implicites.

C’est ici que se met en place un mécanisme central d’autosabotage mental : sans en avoir conscience, nous validons en continu des pensées qui limitent nos actions, réduisent notre confiance et entretiennent des comportements d’évitement ou d’auto-limitation.

« Nous sommes ce que nous pensons. Tout ce que nous sommes surgit avec nos pensées. Avec nos pensées, nous bâtissons le monde. » — Bouddha


Une société qui fabrique la limitation mentale

Or nous sommes formatés par une société hautement anxiogène, dominée par les peurs diffusées sans relâche par les médias de masse. Et la plupart d’entre nous avons aussi été nourris de nombreux jugements de valeur et assenés, au fil des ans, de croyances limitantes concernant nos capacités, nos « droits » et possibilités en ce monde menaçant.

Pour celles et ceux dont le type d’intelligence et de sensibilité n’était pas compatible avec les standards sociétaux ou les attentes familiales, c’est parfois une véritable castration psychique qui s’est opérée, des talents tués dans l’œuf, des énergies vitales sacrifiées sur l’autel d’une conformité dictée par la peur.


Le déconditionnement mental comme sortie de l’auto-sabotage

Le retour à la santé et à la sérénité commence par un déconditionnement mental, où nous effectuons un travail de déconstruction patiente des croyances limitantes qui nous maintiennent dans un état acquis de dysfonctionnement physique, mental ou émotionnel depuis parfois des décennies.

Ce déconditionnement nécessite de ralentir pour pouvoir sortir du mode « pilotage automatique » et lui substituer l’écoute attentive, patiente et bienveillante de nos pensées automatiques, sans chercher à les modifier dans un premier temps : cette pratique de pleine conscience est le premier pas vers la paix intérieure et l’acceptation de soi.

Dans un second temps, nous apprenons à remplacer progressivement tout jugement négatif sur nous-mêmes, les autres et le monde qui nous entoure par des pensées plus charitables, souvent plus réalistes car basées sur des faits plutôt que sur des opinions aussi biaisées que coriaces.

Ce faisant, nous apprenons à renforcer le « muscle » de la confiance en soi et de l’estime personnelle, un muscle trop souvent négligé, quoique tout aussi important au maintien de notre intégrité que n’importe quel autre muscle du corps.

« Nous avons en nous les graines de tous les possibles, et il nous faut recouvrer notre souveraineté personnelle. » — Thich Nhat Hanh


Neuroplasticité et transformation du cerveau

Ce travail de reprogrammation cérébrale est à la base des thérapies dites « cognitives ». Les avancées récentes en neurosciences et plus particulièrement la compréhension du phénomène de neuroplasticité (capacité du cerveau à modifier sa structure neuronale grâce à la répétition de nouveaux schémas de pensée) soutiennent la pertinence et expliquent l’efficacité de cette approche thérapeutique.

Pour aller plus loin…

Le déconditionnement mental est l’un des 10 piliers de la démarche Ralentir pour mieux avancer, une approche de santé holistique qui relie santé physique, mentale, émotionnelle et sociétale. Découvrez comment renforcer l’ensemble de ces 10 piliers pour incarner le nouveau paradigme !